Fumer augmente le risque de calvitie

Tabac et perte de cheveux : quelles régions de France sont les plus à risque ?

En France, la perte de cheveux touche de nombreuses personnes, hommes comme femmes. Si l’alopécie androgénétique (AGA) reste la principale cause, certains facteurs extérieurs, comme le tabac, peuvent accélérer son apparition.

Selon une étude menée par l’Université de l’Ontariomontrent que fumer plus de 10 cigarettes par jour double le risque de développer une AGA. Le tabac nuit à la circulation sanguine du cuir chevelu et fragilise les follicules, favorisant ainsi une chute précoce des cheveux.

Dans ce contexte, comment le tabagisme influence-t-il la santé capillaire à l’échelle des différentes régions françaises ?
L’analyse des taux de tabagisme régionaux permet d’esquisser une carte du risque capillaire lié au tabac.

Sommaire

  1. Comment le tabac affecte-t-il la santé de vos cheveux ?
  2. Quelles régions de France comptent le plus de fumeurs ?
  3. Vos habitudes tabagiques sont-elles responsables de votre chute de cheveux ?
  4. Signes que le tabac pourrait favoriser votre alopécie androgénétique
  5. Peut-on faire une greffe capillaire si l’on fume ?

Comment le tabac affecte-t-il la santé de vos cheveux ?


Le tabagisme nuit à la santé capillaire à travers deux mécanismes principaux : la diminution du flux sanguin vers le cuir chevelu et le stress oxydatif.

Les substances chimiques du tabac provoquent une vasoconstriction, limitant l’apport en oxygène et en nutriments nécessaires aux follicules pileux pour produire des cheveux sains, ce qui favorise leur chute. De plus, les radicaux libres présents dans la fumée de cigarette endommagent les cellules et l’ADN, accélérant le vieillissement du cuir chevelu et fragilisant les follicules.

Au vu de la corrélation entre tabagisme et alopécie androgénétique, les régions de France où la prévalence du tabagisme est la plus élevée peuvent présenter un risque plus important de perte de cheveux généralisée au sein de leur population. La perte de cheveux peut avoir différents effets psychologiques.

Quelles régions de France comptent le plus de fumeurs ?



En 2023, plus de 30 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclaraient fumer, d’après les données de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (Santé publique France).
Les hommes restent les plus touchés, avec un taux de 25,4 %, contre 20,9 % chez les femmes. Des chiffres qui montrent que le tabagisme demeure une habitude bien ancrée avec des effets parfois méconnus, comme la perte de cheveux.

Tableau par région de France entre tabac et perte de cheveux études menées par Elithair

En France métropolitaine, certaines régions se démarquent par des taux de tabagisme particulièrement élevés. C’est notamment le cas de l’Occitanie, où 28,5 % de la population fume quotidiennement, et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), qui enregistre un taux encore plus important de 29,1 %.

Dans la région PACA, l’écart entre les sexes est particulièrement marqué : 33,2 % des hommes sont fumeurs contre 26,6 % des femmes. Ce différentiel met en lumière une exposition importante des hommes aux effets néfastes du tabac, particulièrement en ce qui concerne la santé capillaire. En effet, plusieurs études suggèrent que le tabagisme chronique peut accélérer ou aggraver la perte de cheveux, en perturbant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu et en générant du stress oxydatif.

À l’inverse, d’autres régions comme les Pays de la Loire et l’Île-de-France affichent des taux de tabagisme nettement inférieurs, autour de 22,4 %. Cette différence peut s’expliquer par la mise en place de politiques de prévention plus efficaces, une meilleure accessibilité à l’information sur les risques du tabac ou encore des actions de santé publique ciblées sur les jeunes adultes.

Ces contrastes régionaux montrent que les habitudes tabagiques varient fortement selon le territoire, et qu’elles peuvent jouer un rôle clé dans la prévalence de certains troubles, comme la chute de cheveux.

Vos habitudes tabagiques sont-elles responsables de votre chute de cheveux ?

L’alopécie androgénétique débute souvent par un creusement des golfes frontaux. Avec le temps, une zone dégarnie peut apparaître à l’arrière du crâne, formant ce qu’on appelle une couronne. La perte de cheveux peut également s’étendre de façon diffuse des tempes jusqu’au sommet de la tête.

Le tabagisme peut accentuer la perte de cheveux de plusieurs manières. D’abord, la nicotine réduit la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, ce qui limite l’apport en oxygène et en nutriments essentiel aux follicules. Ensuite, le tabac perturbe l’équilibre hormonal en influençant des hormones comme la TSH, la testostérone ou encore les œstrogènes. Enfin, il favorise la production de radicaux libres, des molécules instables qui endommagent les follicules pileux et accélèrent leur affaiblissement.

Une forte prévalence du tabagisme dans certaines régions pourrait contribuer à une incidence plus élevée de l’alopécie. Ce lien est notamment marqué chez les hommes ayant été exposés au tabac, qu’ils soient fumeurs actifs ou anciens.

Signes que le tabac pourrait favoriser votre alopécie androgénétique

Si vous êtes un gros fumeur, soyez attentif à certains signes qui peuvent indiquer une perte de cheveux liée au tabac : 

  • Commencez par observer vos tempes : un creusement progressif des golfes frontaux peut être un premier signal.
  • Surveillez également le sommet de votre crâne : l’apparition de zones clairsemées ou d’un éclaircissement central peut traduire une alopécie naissante.
  • Enfin, un affinement global de la chevelure, moins dense et plus fragile qu’auparavant, est aussi un indicateur à ne pas négliger.

L’alopécie androgénétique résulte de la miniaturisation progressive des follicules dans les zones sensibles, jusqu’à ce qu’ils cessent complètement de produire de nouveaux cheveux.

Peut-on faire une greffe capillaire si l’on fume ?

La greffe de cheveux est aujourd’hui la solution la plus durable contre l’alopécie androgénétique, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Elle permet de réimplanter les follicules depuis une zone donneuse vers les zones clairsemées, avec un rendu naturel.

Même les fumeurs peuvent bénéficier d’une greffe, mais il est recommandé d’arrêter au moins une semaine avant l’intervention, puis deux semaines après. Le tabac nuit à la circulation sanguine et à la cicatrisation, ce qui peut compromettre le résultat de la greffe.

Fumer après une greffe capillaire peut nuire à la prise des greffons et altérer le rendu final. Pour optimiser la réussite de l’intervention, adopter une hygiène de vie sans tabac est vivement recommandé.