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Comment suivre l’évolution de ma calvitie ?

Un jour, l’on remarque dans le miroir un dégarnissement au niveau des tempes ou une chevelure moins dense. Alors les questions se mettent à tourner dans notre tête.

À partir de quand faut-il s’inquiéter de la perte des cheveux ? Comment reconnaître les premiers symptômes d’une calvitie naissante ? Je perds beaucoup de cheveux : comment surveiller l’évolution de ma calvitie ?

Nous couvrons dans cet article le sujet de l’évolution de l’alopécie.

Sommaire


  1. Comment se développe la calvitie ?
  2. La DHT : l’hormone responsable de la calvitie
  3. La calvitie masculine : 70 % d’hommes en souffrent
  4. La calvitie féminine : les femmes ne sont pas épargnées
  5. Suivre de près l’évolution de la calvitie : l’échelle Hamilton
  6. Conclusion

Comment se développe la calvitie ?


70 pour cent des hommes sont concernés par la calvitiePerdre des cheveux fait partie du cycle normal du follicule pileux : toutes les chevelures connaissent un éclaircissement avec l’âge. Une perte qui ne dépasse pas la centaine de cheveux par jour n’est pas alarmante.

Par contre, lorsque la balance s’inverse et que la perte n’est pas comblée par les nouvelles pousses, on parle de calvitie naissante. La cause de chute de cheveux la plus courante ( 90 % des cas) s’appelle l’alopécie androgénétique.

Comme son nom l’indique, elle est innée, héréditaire et touche hommes et femmes. L’alopécie androgénétique évolue selon différents stades, et elle est malheureusement définitive.

La DHT : l’hormone responsable de la calvitie


Les androgènes sont des hormones naturellement présentes chez l’homme et en plus faible quantité chez la femme. La testostérone se transforme en DHT au contact de l’enzyme alpha-5 réductase.

C’est cette transformation qui provoque la calvitie dans sa version androgénétique. Chez les personnes prédisposées, elle est en effet présente au niveau du cuir chevelu. Chez les personnes qui ne sont pas à risque d’alopécie androgénétique, cette enzyme n’a en revanche aucun effet.

La DHT agit de façon irréversible sur le cycle du cheveu : elle raccourcit la période de croissance du cheveux, allonge la phase de repos et retarde ainsi l’émergence d’une nouvelle pousse capillaire. Elle amincit les bulbes : les nouveaux cheveux sont de plus en plus fins, de moins en moins nombreux, avant de ne plus repousser du tout. Les follicules connaissent alors un vieillissement prématuré : ils se miniaturisent jusqu’à se rétracter totalement sous la peau du cuir chevelu.

La chevelure devient clairsemée. On constate un léger dégarnissement au départ ; puis des zones de plus en plus chauves apparaissent.

Chez certains la raréfaction des cheveux touche les golfes temporaux et frontaux ; pour d’autres ce sera davantage au niveau du vertex (partie supérieure de la tête) ; pour une majorité ce sera malheureusement les deux.

Calvitie masculine : 70 % des hommes concernés


Lorsqu’elle est précoce – démarrage avant 20 ans -, la calvitie évolue souvent rapidement vers la perte totale des cheveux. Les androgènes sont effectivement particulièrement actifs entre 18 et 35 ans. La DHT augmente et se focalise sur les bulbes capillaires.

L’évolution de la calvitie dépend de chaque personne et varie en fonction de sa génétique et sa généalogie. Un traitement adapté peut retarder l’alopécie, stabiliser la perte, voire booster la repousse.

Évaluer sa perte de cheveux : quels sont les facteurs alarmants ?

La perte de cheveux n’est pas toujours flagrante ni visible à l’œil nu. La chevelure masculine s’affine par exemple dès la fin de l’adolescence. L’éclaircissement est souvent léger, presque imperceptible. Dans ce cas précis, la chute de cheveux stagne et l’homme n’aura pas de calvitie plus marquée.

Si par contre peu à peu et très tôt, la densité de la chevelure se réduit sur la zone frontale et au niveau du vertex, il faut craindre rapidement un dégarnissement plus généralisé. Des facteurs supplémentaires peuvent s’ajouter à la génétique et majorer la perte : le stress, un régime alimentaire carencé, un manque de vitamine, un excès de mauvais cholestérol etc.

La calvitie féminine : les femmes ne sont pas épargnées


chez la femme la calvitie évolue de manière diffuse
Les femmes sont aussi touchées. Et comme pour les hommes, les androgènes sont en cause dans la majeure partie des cas.

En revanche, cela se déroule différemment. L’ensemble de la chevelure s’affine, la masse capillaire et la densité de cheveux deviennent nettement moins importantes. La perte évolue progressivement, avec lenteur et constance.

Chez la femme, le dégarnissement part du dessus de la tête, sur la raie de cheveux centrale. Celle-ci s’élargit et un dégarnissement des golfes temporaux et du pourtour des oreilles apparaît. La zone frontale n’est quasiment jamais touchée chez les femmes.

La puberté, la maternité et la période autour de la ménopause sont des périodes charnières ou les hormones féminines sont ultra sollicités, et peuvent connaître un dérèglement. Les androgènes prennent alors le dessus. Ce sont à ces moments où les femmes commencent à remarquer des changements négatifs dans la densité de leur chevelure. Pour autant, les femmes ne finissent jamais glabres.

Suivre de près l’évolution de la calvitie : l’échelle Hamilton


La perte des cheveux est à prendre avec sérieux car la calvitie s’installe insidieusement et est irréversible. Il n’est pas toujours facile de prendre réellement conscience de sa perte de cheveux. C’est parfois tardivement ou sur des photos qu’on constate que notre chevelure s’est affinée.

L’échelle de Norwood Hamilton est une méthode sûre de diagnostic de l’alopécie masculine et un moyen d’évaluer le degré de gravité de la calvitie.

Cet outil de suivi décrit 7 stades d’évolution de l’alopécie androgénétique :

  • les stades 1 et 2 : un léger dégarnissement apparaît au niveau des golfes temporaux et frontaux. Les cheveux sont plus fins et le cuir chevelu est visible.
  • le stade 3 : la masse capillaire perd en densité au niveau du vertex ; une tonsure se crée sur le dessus du crâne.

La perte de cheveu engendre souvent du stress et une perturbation de l’image de soi : à ce stade 3, il est déjà possible d’agir contre l’évolution défavorable de l’alopécie et de bénéficier d’une greffe de cheveux.

  • les stades 4 et 5 : la perte capillaire s’intensifie, la calvitie s’étend. Les lobes temporaux, frontaux et le vertex se rejoignent petit à petit pour ne former qu’une seule zone totalement dégarnie ;
  • les stades 6 et 7 : le dessus du crâne est entièrement chauve, avec parfois une persistance d’un petit duvet disgracieux.

Les cheveux au bas de la tête ne tombent jamais : l’aspect capillaire global a alors l’aspect d’une couronne. Pour l’alopécie féminine, on utilise généralement l’échelle de Ludwig même si elle ne fait pas toujours l’unanimité parmi les praticiens.

Conclusion



La calvitie ne se guérit pas avec des traitements classiques. Certains médicaments freinent l’alopécie androgénétique, mais avec des effets secondaires non négligeables sur la libido et une reprise de la chute capillaire à l’arrêt du traitement.

Des solutions topiques anti-androgènes et huiles végétales riches en vitamines et omégas permettent aussi de ralentir la chute et de nourrir les bulbes en profondeur. Pour autant, ils ne peuvent stopper définitivement l’évolution de la calvitie.

Heureusement, lorsque rien ne ralentit plus la progression de la calvitie, l’on peut opter pour la greffe de cheveux. Cette intervention chirurgicale légère est aujourd’hui LE moyen de retrouver une chevelure bien fournie. Ça vaut le coup de s’y pencher, non ?

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